samedi 23 janvier 2016

BONNE ANNÉE!!

Il n'est jamais trop tard pour bien faire.... Petit retour sur le blog donc pour souhaiter une très bonne année à tous nos aficionados!! De bonnes et belles navigations pour les navigateurs, des découvertes et des rencontres enthousiasmantes pour tous ainsi qu'une vie riche et pleine de bonnes surprises.

Aux dernières nouvelles, KALLIMA est toujours à sec en Polynesie, chouchouté par Cathy qui traque la moindre fourmi et autres traces de moisissures. Les cyclones annonces en cette année El Niño n'ont pas encore pointe le nez en Polynesie... On surveille les cartes des océans et on espère qu'ils resteront rares et loin!

Sur le front de l'équipage, Serge profite de son séjour en France pour s'offrir une remise à neuf de l'épaule, histoire de pouvoir manœuvrer plus facilement à bord... Un capitaine neuf est en préparation!

Bises à tous depuis Marseille.

 

vendredi 13 novembre 2015

De Ia orana à Iorana

Quatre mille kilomètres plus à l'est, et le bonjour polynésien a perdu une lettre. Mais nous sommes bien toujours en Polynésie avec ce petit quelque chose de plus, unique à l'Ile de Pâques et qui reste impressionnant et véritablement mystérieux. Je veux parler des Moaï bien sur, qui sont partout - les archéologues en ont recensé plus de 900 en tout - et dont le regard énigmatique nous interpelle! Ici on rêve d'une machine à remonter le temps pour enfin comprendre comment et pourquoi cette civilisation a dépensé tant d'énergie pour réaliser ces colosses de pierre qui pèsent au moins 70 tonnes pour ensuite les abandonner et les détruire... La carrière, avec ses centaines de Moaï abandonnes, leurs têtes émergeant de la terre où leurs corps restent enterrés, est très impressionnante. Comme les plateformes restées en l'état, les Moaï gisant à leurs pieds, comme ils sont tombés il y a quelques 300 ans. On a beau avoir vu et revu photos ou reportages sur l'île, la visite reste véritablement magique!

Quelques images....

 

Et oui, on y était!!!

Bises à tous depuis Hanga Roa.

 

dimanche 8 novembre 2015

Kallima quitte les eaux du lagon

Pratiquement tout seul, comme un grand, Kallima a quitté les eaux bleues du lagon pour le terre plein nettement moins glamour du chantier CNI où nous allons le laisser pour la saison cyclonique.
Bon d'accord, il est un peu aidé.... Impressionnant non??!!
Après notre épisode "nostalgie" sur Tahaa et quelques derniers beaux snorkeling, nous avons donc attaqué la phase "hivernage". Profitant des quelques jours de pluie suivis d'un beau soleil, pour rincer et plier les voiles alors qu'on était encore au mouillage. Puis il a fallu une demie journée à Serge et FX pour nettoyer l'annexe que nous avions trop laissé flotter derrière le bateau... Partout ailleurs jusqu'à présent c'était la maxime "annexe à l'eau annexe cadeau" qui s'appliquait mais en Polynésie, il n'y a tellement pas de problème de vol qu'on avait souvent la flemme de la remonter sur les bossoirs! On ne recommencera pas...
Enfin le tracteur de CNI s'est mis à l'ouvrage et depuis mardi Kallima trône sur le chantier, au bord de l'eau, ce qui nous assure vue sur le lagon et un peu d'air pendant les travaux! Et des travaux il y en a! C'est la première fois que nous laissons le bateau en zone cyclonique, il faut donc l'arrimer solidement au sol, enlever la bôme et tout ce qui risque de voler au vent comme l'annexe que l'on plaque sous le bateau à grands renforts de bouts. Sans oublier tout le reste. Bref, heureusement qu'on était trois... Merci FX!
On s'accorde tout de même une journée off pour aller profiter de la fête de la Hawaiki Nui, une grande course de pirogue qui relie les îles de Huahine, Raiatea, Tahaa et Bora Bora, soit plus de 100 km en trois étapes. Les rameurs sont impressionnants et les images de surf (que l'on verra à la télé) superbes!
Toute la semaine nous sommes logés dans un bungalow situé à moins de 10 minutes à pied du chantier, et que nous avons trouvé sur Airbnb. Très pratique! Nous y ferons nos dernières lessives, finirons les dernières provisions, pourrons y prendre des douches à volonté et même regarder les infos et les images de la Hawaiki Nui à la télé. Que demander de plus!!
Départ demain lundi pour Marseille, via un stop à l'Ile de Pâques, histoire de ne pas quitter les polynésiens trop vite.
Bises à tous depuis Raiatea.

mercredi 28 octobre 2015

Retour aux sources

Il est temps pour nous de partir en pèlerinage…sur nos traces d’il y a 28 ans.
Première halte dans la baie de Haamene. Nous avions eu très peur d’y fracasser notre bateau ans un coup de vent qui s’était soudainement levé le soir. Le corps mort que nous avions pris devant un petit restaurant local (devenu aujourd’hui la pension de famille Hisbiscus) avait été installé beaucoup trop proche du platier côtier. Dans les vagues et sous une pluie battante, François-Xavier déjà avec nous à l’époque, avait  sauté dans l’annexe pour aller chercher de l’aide à terre. Et un certain Taïtou était venu nous aider à dégager de là pendant qu’un de ses cousins nous montrait le chemin avec les phares de sa voiture nous permettant ainsi de rejoindre un petit quai situé plus à l’intérieur de la baie et mieux abrité. Par la suite, Taïtou nous avait fait découvrir les énormes pamplemousses locaux, il nous avait accompagnés au motu Mahaea, en face de la baie, et nous avions pêché et fait des BBQ avec lui.
Pendant tout notre séjour en Polynésie, nous étions revenus plusieurs fois à Haamene, retrouvant Taïtou pour de nouvelles aventures comme une pêche aux requins avec Valérie et Christian, les enfants de Serge.
N’ayant peur de rien nous revenons prendre un corps mort devant l’Hibiscus…en vérifiant tout de même l’éloignement du platier… Puis nous partons à la recherche de Taïtou. C’est ainsi que nous découvrons qu’il est le frère de Lolita, la propriétaire de l’Hibiscus, qu'on l'appelle en fait Tivini et qu’il habite désormais de l’autre côté de la baie. Nous partons en annexe vers sa maison.  Tout a l’air fermé… mais une voisine va taper chez lui et le réveille. Il sort un peu interloqué. Que lui veulent ces poppas qui le réveillent à 11h (il a pêché jusqu’à 4 h du matin…). Et quand nous lui racontons notre histoire il est tout ému !! Il se souvient bien de l’aventure d’Atchikoukaï sur le corps mort et nous demande des nouvelles des enfants. Nous reconnaissons sa bouille ronde… et il nous raconte un peu sa vie depuis 28 ans. Il a travaillé aux Marquises, aux Tuamotu, suivi une américaine et vécu sept ans à Houston (Texas), créé une ferme perlière à Tahaa avec sa sœur, perdu la ferme dans le dernier cyclone en 2010…et maintenant il attend le paiement de l’assurance…

Retrouvailles…


La rencontre sera toutefois brève – on le laisse finir de se réveiller – mais il nous promet de venir nous voir au motu Mahaea où nous voulons maintenant aller, profitant du retour du soleil. C’est sur ce motu, situé près de la passe Toahotu, que nous avions fait nos « photos pré-nuptiales » avec notre ami Patrick, quelques jours avant notre mariage à Papeete ! Bref, un endroit chargé d’histoire…
Mais les temps changent… Le motu n’est plus le même. Beaucoup plus petit : les cyclones l’ont rogné. Beaucoup moins sauvage aussi. Eric, le fils de Léo  et Lolita, y a monté son business : il y amène les touristes dans le cadre de circuits à la journée dans le lagon. Pire même, tous les dimanche le bateau de croisière Wind Spririt y dépose ses 200 passagers pour une journée-repas typique ! Désormais en Polynésie on n'est plus "fiu" (las, pas envie de travailler..) mais on fait du business! Les temps changent.. 
Bref, nous ne retrouvons pas grand chose de nos souvenirs sur le motu si ce n’est les couleurs du lagon et peut-être ce pandanus, au bord de l’eau, mais qui est désormais tout déplumé… 




Le motu, avec sa face nature et sa face touristes...

Le « jeune couple » (c’est nous, je précise pour ceux qui n’auraient pas compris !) fait tout de même quelques photos souvenirs…


Nous snorkelons, nageons tout autour et récupérons quelques beaux coquillages (morts) qui viendront compléter notre collection.
Aujourd’hui nous partons pour le nord de l’île.
Bises à tous depuis le motu Mahaea à Tahaa.


De Bora à Tahaa

Nous sommes finalement restés 5 jours à Bora, le temps d’en faire un tour complet aussi bien par la mer (dans le lagon donc) que par la terre. Et au risque de paraître bégueule…je persiste et signe : c’est vraiment une escale dont on peut se passer ! A terre l’île est bien moins entretenue et plus sale que toutes celles que nous avons vues auparavant. Et en mer, le lagon est beau, certes, mais pas plus que les autres et il est affligé de tares rédhibitoires du type scooters des mers ou autres joyeusetés dont le touriste ne peut pas se passer… Bref, nous en avons bien profité mais nous n’en garderons pas un souvenir impérissable. 
Petit tour en images :

Bleus lagon…. (J’ai un peu triché…la première photo est à Maupiti… A Bora on n’a pas vu aussi beau ni eu aussi beau temps).



Marché local




Laurence découvre à son tour les joies du platier


Le business du mariage… Bora Bora l’île des Honeymooners !!


Pirogues alors que dans quelques jours aura lieu la grande course Hawaïki Nui, 4 jours entre Huahine et Bora via Raïatea et Tahaa.



Et bien sur, un petit coucou aux raies payées par le Syndicat d’initiative…et qui tournent inlassablement semble-t-il autour du même rocher ! On ne s'en lasse pas...



En quittant Bora Bora nous faisons nos adieux à Wigwam qui va finalement passer la saison des cyclones partiellement en Polynésie puis aux Kiribati.



Arrivée à Tahaa nous prenons un corps mort dans la baie Apu, devant ce qui était autrefois Marina Iti où j’avais passé une soirée mémorable avec Moitessier, Titouan Lamazou, Antoine…et moi et moi. .. !! Le site est désormais fermé et en vente.
Nous irons visiter la ferme perlière Champon, juste à côté, histoire de parfaire notre culture perlière. Depuis le naissain (les bébés nacres, récupérées dans certains atolls des Tuamotu ou même à Mopélia, une île quasi déserte à l’extrême ouest de la Polynésie), à la greffe (un nucleus inséré dans la poche reproductrice de la nacre, le plus souvent par des chinois car ce sont les moins chers : 10€ par jour pour greffer un millier de nacres… Qui dit mieux ??!!) , à l’élevage (18 mois avant de récolter les premières perles et un taux de réussite de l’ordre de 50%. Puis on fait des surgreffes qui permettent d’obtenir des perles plus grosses) jusqu’à la vente avec les differentes qualités de perles et des prix pouvant aller de quelques euros à plusieurs centaines de milliers ! En Polynésie les perles sont partout !


Le lendemain petite balade à pied sous un ciel gris pour tout savoir cette fois sur la culture de la vanille. Tahaa est surnommée l’île vanille. Nous rencontrons un des rares producteurs qui a conservé les méthodes traditionnelles en plein champ et n’est pas passé aux « ombrières » autrement dit aux serres. Du mariage de la fleur à la gousse finale il faut presque un an.



Cap ensuite sur le motu Tau Tau, à l’ouest du lagon de Tahaa, et son superbe jardin de corail. On craignait le piège à touristes mais l’endroit est vraiment de toute beauté avec de très beaux coraux et une belle faune, grâce à un courant assez fort qui oxygène bien ce passage très peu profond entre deux motus.


Le lendemain c’est le départ de Laurence…et ensuite… le déluge !! Pluie non stop pendant trois jours… Laurence tu as très bien choisi ta date !!
Bises à tous depuis Tahaa.