mercredi 31 octobre 2012

Livre de bord fluvial, ça continue...

J'enchaîne, en reprenant les textes au jour le jour. Certains lecteurs attentifs, qui ont réussi à déjouer les pièges de la mise en ligne complexe réalisée par Charlotte notre fille.... ces lecteurs donc ont remarqué que nous n'avions pas fait beaucoup de rencontres au cours de ce périple. Effectivement, nous sommes passés visiblement très tard dans la saison et nous étions quasiment seuls partout! Certaines petites villes, qui ont joué la carte de l'accueil nautique comme Phoenix, était totalement morte alors qu'il parait qu'en été, de charmantes jeunes filles apportent des plateaux petits-déjeuners aux bateaux amarrés sur le quai... avec dégustation sur les tables pique-nique prévues à cet effet!!
Pas de rencontres donc, mais de splendides couleurs automnales!! En un mot, une croisière contemplative...!


Dimanche 14 octobre

Ce matin pluie... Les jours se suivent et ne se ressemblent pas. Température intérieure 10°, 5° dehors. On continue notre progression vers l'Est. 
Premières vaches aperçues sur la rive, effet campagne...
Le temps se lève en début d'après midi. Petite lessive sur Kéa ou du nouvel usage d'un galhauban horizontal...















 Arrivée à la Lock 7 à 17h10... Trop tard pour ce soir. On s'amarre sur le quai devant l'écluse. Puis balade apéritive dans les sous bois.
Les couleurs automnales sont de retour.


Le canal Erié touche bientôt à sa fin. Moins bucolique que le canal Oswego. Depuis trois jours la voie ferrée longe le canal avec un train presque tous les quart d'heure, quasiment toujours du fret. Parfois les wagons transportent deux containers l'un sur l'autre , ou encore ce sont des wagons de ferroutage. En matière de fret ferroviaire les américains semblent bien en avance sur nous... En revanche, pour les nuits au calme, ce n'est pas le top! 


 Lundi 15 octobre

En route pour la grande descente vers l'Hudson. Les écluses 2 à 5 s'enchaînent avec tout un système de bassins versants. Par paliers d'une trentaine de pieds on descend ainsi jusqu'à la rivière Hudson, soit près de 50 mètres de hauteur au total. L'effet de descente rapide lorsqu'ils vident l'écluse est impressionnant. Un véritable ascenseur!


Nous mettrons 1h25 pour passer " l'escalier" . Encore une dernière dans l'Hudson, une écluse fédérale cette fois ( grise, pas belle et mec pas très aimable...) et nous voici dans la dernière ligne droite avant New York.
Il nous reste tout de même une étape importante : le remâtage! Après avoir scruté nos cartes pour savoir à partir d'où la voie est libre en hauteur (seules les cartes Raster donnent les informations sur les hauteurs des ponts), nous descendons vers le sud à la recherche d'une marina équipée d'un mat de charge suffisant.
On passe devant Albany, notre première grande ville depuis Montréal, avec buildings, drapeaux américains, panneaux publicitaires lumineux....


Puis on fait halte vers 16h dans une petite marina sur la rive Est qui offre la possibilité de faire du fuel et de remâter. Mais c'est du "do it yourself" et on préfère éviter...d'autant que le mât de charge nous paraît un peu léger...  On nous confirme que nous devons aller jusqu'à Catskill.
Moyennant la modique somme de 5$ on prend un corps mort pour la nuit sur l'autre rive (42°31'771"N 73°45'693"), non sans avoir usé et abusé de la connexion internet...


Mardi 16 octobre

Nous reprenons notre route. Cap au sud. Notre Outremer fonce sur l'eau, poussé par un frais vent du nord et le courant de la rivière, majoré par la marée descendante...on déboule à 6,4 nœuds!! Notre vrai record fluvial! 

Arrivée en fin de matinée à Catskill où nous embouquons le bras de rivière où sont installées les marinas. La première sera la bonne.
Nous nous mettons au quai de RMC marina, devant une grue auto portée qui a l'air très bien. Mike, le patron des lieux, nous indique que le rematage ( mast setting) peut être fait dans l'après-midi, moyennant 250$.
Dom et Serge poursuivent le travail engagé dans la matinée pour tenter d'arranger les points de fixation des galhaubans au bout des barres de flèche. Les pièces originales, en alu, ont été attaquées par la corrosion. Dom inverse donc le passage des galhaubans en ajoutant une petite pièce en plastique pour limiter la corrosion.
Puis il faut préparer le mât à retrouver sa position originelle.. Et à 14h30 la grue entre en action. Deux types sont sur le bateau+ Dom et Serge, et Mike aux commandes. En moins d'une heure tout est fini! Très pro! Ensuite il faut tout refixer, remettre la bôme, les voiles...
Petit à petit Kéa retrouve une allure de voilier.


A 19h les hommes font une pause...pour la nuit... L'heure d'un Ti punch bien mérité a sonné!

Mercredi 17 octobre

Fin des travaux : retranchement de tous les câbles, vérification, gros nettoyage du pont quelque peu pourri par les amarres des écluses! Douche chaude à la marina, plein d'eau, dernière connexion internet et nous voilà repartis.
Descente tranquille de l'Hudson. Mais sans vent.... On ne peut profiter de nos voiles retrouvées!
 Temps superbe, belles couleurs automnales, ça et là de très belles demeures le long de la rivière ...  On croise ou on se fait doubler par de grosses barges tirées ou poussées par des remorqueurs.


 Arrêt du soir sur un petit quai public à Rhinecliff...devant la gare Amtrack!! Vous avez dit bucolique?? Total du jour : 19 milles.


 Petite balade à terre. Village très tranquille, petites maisons américaines, citrouilles, chrysanthèmes, et un peu partout des panneaux de soutien à Obama ou à Romney ou à des élus locaux de l'un ou l'autre parti.

Pas un seul magasin. Une voiture s'arrête et le conducteur nous demande si on est du voilier amarré au quai et si on a besoin de quelque chose. Il nous propose très gentiment de nous amener au supermarché, à quelques milles de là, et de nous ramener! Les deux femmes se portent volontaires et nous traversons ainsi la petite ville de Rhinebeck, qui semble très mignonne et très léchée. Woody, puisque c'est le nom de notre bon samaritain, nous attend pendant que nous parcourons rapidement les allées du supermarché. Et au retour il vient s'initier au Ti punch à bord de Kéa!

Il nous explique que son père, français d'Alsace, a immigré aux États-Unis à l'âge de 17 ans et qu'il n'a jamais remis les pieds en France. Woody, de son côté, a presque toujours vécu dans la Hudson Valley en travaillant chez IBM. Il a quand même passé 4 mois chez IBM à Montpellier et vivait à la Grande Motte, berceau de Kéa!!
La nuit se passera sans être vraiment dérangés par les trains. En revanche un méchant tronc d'arbre se coincera entre la coque tribord et la poutre, réveillant pour un moment les deux Dom, alors que l'équipage, à bâbord, dort toujours du sommeil du juste!! Seule la renverse de la marée parviendra à déloger l'intrus.

Jeudi 18 octobre

Départ tôt pour profiter du courant de marée descendante. La brume monte de la rivière et s'épaissit avant de laisser la place à un beau soleil.

 


Kéa se met à son tour à l'heure d'Halloween!    












Nous descendons tranquillement l'Hudson. On a retrouvé l'automne. Sur la rive Est quelques belles demeures dominent la rivière. Certaines plus "m'as-tu-vu" que d'autres...


Un dernier pont et nous voilà arrivés, après une vingtaine de milles, à la hauteur de Beacon (sur la rive gauche. À droite se trouve la ville de Newburgh) où nous voulons nous arrêter pour aller visiter Dia Fondation, un musée d'art contemporain dont on a dit beaucoup de bien à Dom et Dom.

Nous mouillons par 6 mètres de fond, à proximité de plusieurs petits voiliers locaux sur corps morts. En reculant il ne reste plus que 3 m sous le bateau. La question est de connaitre l'heure de la marée basse et surtout le marnage. Et la, mauvaise surprise, les différentes aides à la navigation du bord (Maxsea, les applications TidePlan et AyeTide pour iPhone ou iPad) ne sont pas du tout d'accord ... Le marnage va de 1m10 à 3m... Et les horaires varient de plus d'une heure...! L'observation des lieux ne suffira pas à tirer des conclusions... À suivre donc! 
Nous profitons du temps superbe, doux et ensoleillé, pour aller reconnaître les lieux et nous promener dans les environs.
Beacon est une petite ville de la grande banlieue de New York. Au vu du nombre de voitures garées près de la gare, les "commuters" sont nombreux! Big Apple n'est plus qu'à une heure de train. Mais c'est aussi une petite cité touristique qui doit être bien animée en été ou durant les beaux week-ends.


Vendredi 19 octobre

BON ANNIVERSAIRE FANNY qui a 22 ans aujourd'hui!
Fortes pluies et vent ce matin, mais temps très doux. 20° dans le bateau au réveil! Un temps parfait pour aller au musée...
Un musée d'art très contemporain....qui nous fait une nouvelle fois toucher du doigt à quel point nous sommes hermétiques à ce type d'oeuvres...!! DIA ou Durand Ignare à l'Art....propose le capitaine!

 Deux exemples parmi de très nombreux autres... Le tableau blanc, avec scotch..., restera à jamais un mystère pour nos âmes cartésiennes!

Retour au bateau entre deux averses. Diaporamas, cinéma...une vraie journée de pluie!



suite de notre livre de bord fluvial...

Nous voici donc rentrés sur Kallima, à Trinidad, en abandonnant lâchement Doudou, Dom et Kéa à leur sort... en l'occurrence l'arrivée de l'ouragan Sandy sur New-York... C'est juré on ne l'a pas fait exprès... mais c'est vrai que ça fait très rats qui quittent le navire... Aux dernières nouvelles, ce matin par SMS, ils ont passé la nuit à l'hôtel et Kéa au mouillage. Et au matin, tout était OK. Ouf, mais ils doivent avoir du boulot de rangement à bord!!
La suite du journal de bord. Malheureusement le produit fini, réalisé dans l'Ipad, avec texte et photos, ne s'affiche pas tel quel dans le blog. Obligée donc de remettre les photos les unes après les autres... un peu fastidieux, mais que ne ferait-on pas pour faire plaisir aux (nombreux??..!) lecteurs!
Pour simplifier je reprends les photos de l'Ipad, en attendant d'avoir fait un beau diaporama...après les leçons prises sur Kéa.


Dimanche 7 octobre

Réveil fraîcheur...4° dehors, 10° dans le bateau! Mais il fait un temps superbe! Nous avons beaucoup de chance. Le vent est complètement tombé. On part après le petit déjeuner et.. .aucune alarme de mouillage ne sonne... Soit on n'a rien compris soit il y a comme un défaut quelque part... Nous continuons notre progression au milieu des îles. Toutes différentes et de toutes tailles. Si l'on en croit le Guide du Routard, pour faire une île il faut un arbre et 8 pieds carrés !


Nous revenons vers le Canada. Étonnamment les arbres sont plus verts sur ce côté du St. Laurent. L'automne n'est pas encore arrivé!








Vers 11h nous nous amarrons à Gananoque, charmante petite bourgade de l'Ontario d'où partent les bateaux de croisière sur les Mille Îles. Nous sommes tolérés sur leur quai à condition que quelqu'un reste à bord. Dom va téléphoner aux douanes pour leur signaler que Kéa quitte le Canada (en fait ils s'en fichent...) et le reste de l'équipage part en quête d'un supermarché pour faire un petit plein de frais et écouler nos derniers dollars canadiens.
C'est le week-end de Thanksgiving, tout au moins au Canada, et les maisons sont  décorées de citrouilles et autres chrysanthèmes.


Courses rapides chez Métro puis à la pharmacie pour Serge, dont l'organisme tropicalisé, a mal réagi au froid! Retour au bateau, déjeuner puis appareillage pour Clayton sur la rive US.

Changement de programme en route au vu de la météo prévue sur le lac Ontario deux jours plus tard : 15 nœuds sur le pif... Du coup on pousse jusqu'à Cap Vincent, au bout du St. Laurent. De là nous aurons 42 milles pour rejoindre Oswego, sur la rive Est du lac. C'est de là que nous embouquerons les canaux de l'Etat de New York, jusqu'à New York.
Au mouillage devant Cap Vincent à 17h15.  29 milles dans la journée.

Lundi 8 octobre

Pluie cette nuit mais grand ciel bleu quand nous partons, à 7h! Une brume légère s'élève au dessus de l'eau, le long du littoral.

Il fait 4° dehors, 10 dedans. Dom décide de mettre le chauffage pour le réveil en douceur de l'équipage ... La température monte rapidement, dedans mais aussi dehors grâce au soleil. Et toujours ce sentiment d'être seuls au monde.


La grand voile est en l'air, malheureusement le vent est toujours aux abonnés absents.
Vers 10h un souffle d'air nous fait croire qu'on va pouvoir tenir le Gennaker...mais cela ne dure pas. On marche à 4,5 nœuds au moteur.

Finalement on peut renvoyer de la toile vers 14h. On marche bien, mais à 40° de la route directe... Le vent monte sous le passage d'un gros nuage noir, puis refuse et mollit...tellement qu'on remet le moteur vers 14h30.














À  l'approche de Oswego on affale les voiles et même on les enlève de leurs postes : solent et  gennaker s'engouffrent dans la soute avant. La grand voile est enroulée et déposée sur la coque.... On se prépare au démâtage.
 Mouillage dans l'avant port de Oswego vers19h30, de nuit  donc. Nouveaux essais d'alarme mouillage... 44 milles parcourus aujourd'hui. Record battu!
Au menu ce soir : courge spaghetti sauce bolognaise.

 Mardi 9 octobre

Pas de mauvaise surprise au réveil...nous sommes bien dans l'avant port d'Oswego! Avant même de lever l'ancre, Dom et Serge enlèvent la baume du mât et la posent sur le pont, à côté de la GV enroulée. Puis nous nous nous dirigeons vers Wrights Landing Marina, à droite de l'entrée du port. Des gens sur le quai nous indiquent que la grue pour démâter se trouve à Oswego Marina, un peu plus loin à gauche dans le canal. Effectivement nous voyons un petit mat de charge bleu à l'entrée. Nous nous approchons mais une femme sort du bureau pour nous dire qu'elle ne sait pas du tout si nous pourrons être démâtes aujourd'hui et qu'il faut qu'elle voit le planning avec son boss. En attendant nous allons nous amarrer sur le quai, devant un hôtel. Quelques minutes plus tard, elle nous appelle pour nous dire que l'on pourra passer à 13h.
Dom a finalisé la préparation du démâtage : débranchement de tous les câbles, décrochage des haubans qui seront remplacés par les bastaques et une drisse à l'avant, récupération de supports en bois à la marina pour poser le mât sur le pont...
Avec Serge, nous partons explorer les lieux à la recherche d'une banque pour changer nos dollars canadiens et retirer des US. Une mission bien plus compliquée qu'il n'y parait ... Aucune banque de cette ville pourtant quasiment frontalière ne change d'argent .... Au retour, Kéa est déjà sous le mât de charge, mais le boss se gratte la tête en voyant le bateau et surtout la taille et la forme de son mât... Il s'inquiète de son poids (qu'on ne connaît pas) et de la capacité de ses installations à le soulever... Finalement il préfère ne pas prendre de risques et nous propose de faire appel à une grue extérieure. Ça nous coûtera plus cher (140$ de l'heure pour deux heures minimum au lieu de 3$ par pied avec la petite grue de la marina) mais a priori sans risque...Nous n'avons pas trop de choix...
Rendez- vous est pris pour le lendemain matin 7h afin d'être fin prêts lorsque la grue arrivera.
L'après midi on en profite pour aller faire quelques courses et se balader le long du canal. La recherche d'un restaurant s'étant révélée infructueuse on fera steak au poivre-frites à bord! Pas sur qu'on ait perdu au change!.


Mercredi 10 octobre

C'est le jour J. Lever 6h30 pour tout l'équipage pour être à poste, sous le mat de charge, à 7h. Même pas le temps de finir le petit déjeuner que l'homme à la grue est devant nous!
Commence alors une opération plus compliquée qu'on ne le pensait.
Ici ils n'ont pas l'habitude de ces mâts de catamaran avec les barres de flèches en triangle ( les guignols). En outre nous avons évidemment un enrouleur, un radar, des bastaques... De quoi alourdir l'ensemble et ne pas simplifier les choses.. L'homme de la marina monte au niveau de la première barre de flèche pour fixer une autre cravate sur celle qu'avait mise Dom, puis la grue s'en saisit... On lâche les bastaques, puis la drisse...le mat se soulève . Il est encore bloqué par les câbles qui ont du mal à se libérer. Dom les tire un par un et c'est bon.

Problème, on voudrait poser le mât avec le radar au dessus, ce qui implique de le tourner sur lui même, en l'air... Compliqué avec un seul point de tire... La grue de la marina est donc mise en service en soutien, mais on n'arrivera pas à faire plus d'un quart de tour. Il faudra donc détendre les filières tribord pour que le radar puisse passer sur le côté. 
A l'arrière, c'est l'antenne BLU qu'il faut démonter. En descendant le mât à l'horizontal est passé du mauvais côté!




Cette fois ça y est, le pied du mat est posé sur le support avant. Les choses se gâtent à l'arrière ... Le support prévu sur la première marche de la jupe est trop bas. Il faut le remonter sur la coque en le fixant solidement. Et enfin, le mat est en place. 

Juste avant que le vent ne se renforce. Il aura fallu exactement 2h de manipulation avec 4 hommes et la femme de la marina. En rajoutant le temps de transport de la marina, nous paierons finalement 332,64$.
Dom et Serge finalisent la fixation du mat qui dépasse d'environ 2,50 mètres devant et 4 mètres derrière ! Et nous voilà partis!


Devant nous le canal Oswego et sa première écluse. Nous appelons le lockmaster sur le 13 qui nous dit de commencer à avancer et à 10h30 nous sommes dans le sas, non sans être passé sous un premier pont qui manque arracher l'antenne BLU que l'on avait remise à  poste...!



Les écluses 8,7 et 6 se passent en à peine une heure. Tout est très bien organisé. Des bouts plombés pendent de chaque côté de l'écluse. On s'en saisit...à bâbord car le côté tribord de Kéa est légèrement encombré ! On s'attache en reprenant régulièrement au fur et à mesure de la montée de l'eau. Nous évitons ainsi une série de petits rapides.
3,3 milles plus loin, nous arrivons à l'écluse n°5, de Minetto, qui se passe toujours aussi rapidement. Le temps de déjeuner et nous arrivons aux numéros 3 et 2 de Fulton. Cette fois il faut mettre nos amarres sur un câble fixe avec un poids flottant qui remonte avec l'eau. Avantage : même pas besoin de régler les amarres pendant l'éclusage. Inconvénient : on récupère plein de vase sur les bouts!
Le vent se sent moins sur le canal qu'à Oswego, mais il est bien frais. La pluie commence à tomber . Mais la balade sur le canal est superbe, au milieu des arbres rouges, jaunes, oranges.... Les rives sont beaucoup plus resserrées que sur le St. Laurent, donc l'impression est très différente.
Peu avant 17h, heure de fermeture des écluses à cette époque de l'année, nous passons le lock 1, dernière écluse du canal Oswego. Pour la première fois nous ne sommes pas seuls. Une vedette écluse avec nous. Puis les deux bateaux vont s'amarrer au quai qui suit pour la nuit. 


Nous sommes à Phoenix, petite bourgade très calmes de l'état de New-York... Il fait à nouveau un temps splendide et la lumière du soir est très belle.
Ballade culturalo-dégourdissante avant le dîner. Nous sommes bien dans l'Amérique profonde...juste à la période de Halloween... Les maisons sont décorées qui de citrouilles, qui de squelettes...ou de chrysanthèmes...
 Un petit coup de wifi chopé devant le "Street café" du lock...et dîner d'une nouvelle soupe testée sur le bord : citrouille ( évidemment...), carottes, pommes, oignons, curry et lait de coco. Un régal!


 Jeudi 11 octobre

Réveil un peu plus tardif que d'habitude. Il a plu dans la nuit mais c'est déjà fini. 4° dehors.
Et nous reprenons notre route, au fil de l'eau. Soleil et nuages noirs se partagent le ciel. Les couleurs sont superbes.

Arrivés à Three Rivers on rejoint le canal Erié qui vient du lac Erié et de Niagara. Les rives sont tantôt sauvages tantôt habitées, et toujours avec embarcadères privés et bateaux, à moteurs, de toutes les formes et de tous les genres. Écluse 23, nous prenons maintenant le compte de notre nouveau canal.
Arrivée en fin de matinée au lac Oneida. Une vingtaine de milles à parcourir avec un bon vent portant...mais sans voile! Trop bête! On regrette de ne pas avoir de kite...
Au bout du lac, Sylvan Beach qui doit être très touristique l'été, et on embouque à nouveau le canal Erié.



À 16h25 arrivée à  l'écluse 22. Tout se passe toujours en douceur et très vite. Tout est déjà prêt quand on s'annonce à la VHF. On entre, le temps de s'amarrer les portes sont déjà fermées . En tout on met moins de 10 minutes pour monter de 26 pieds. On enchaîne dans la foulée l'écluse 21, juste avant les 17h fatidique... Et on s'amarre sur le quai, juste à la sortie, au milieu de nulle part! Nuit calme en perspective... On part marcher sur la piste cyclable qui longe le canal. Le soleil et la superbe lumière de fin de journée sont toujours au rendez vous. Nous avons passé notre dernière écluse montante. Altitude maximale :420 pieds! Demain nous amorçons notre descente vers la rivière Hudson avec un total de 20 écluses descendantes.

Le soir, dégustation de rhum.... Petite soirée ordinaire sur Kéa!


 Vendredi 12 octobre

37 milles dans la journée.  Notre Outremer 45 a battu son record...fluvial!! Pluie ce matin, puis beau temps frais. Canal un peu monotone. Tout droit et les arbres perdent déjà leurs feuilles! On a passé Rome aujourd'hui, demain ce sera Amsterdam!
Nuit à Little Falls. On annonce du gel pour cette nuit...










Samedi 13 octobre

Effectivement. 3° ce matin dans le bateau, -4° dehors! Et soleil...

Seau d'eau gelé!.





On ne se lasse pas de ces images inhabituelles...qu'on espère bien ne pas voir trop souvent...!! 


Les écluses s'enchaînent.
17, 16,15, 14 et enfin la 13 à 15h45. Pas le temps de rejoindre l'écluse n°12.
28 milles au total. Il faut dire que nous n'avons pas démarré avant 9h15...congélation oblige!.