lundi 12 décembre 2011

Bye bye Las Palmas


Cap au sud ! Enfin ! Nous quittons Las Palmas ce matin à 8h, direction Pacito Blanco, au sud de Gran Canaria, pour faire réparer notre dérive babord. Nous aurons passé 18 jours dans la marina ! Inconcevable a priori…. mais d’une chose à l’autre, le temps a filé très vite. Et notre rendez-vous avec la famille pour Noël nous rend très cool. Nous avons donc savouré la vie au ponton, ses rencontres, sa vie sociale… Apéros ou dîners à bord des uns ou des autres, échanges d’informations diverses et variées autour d’un pot au bistro, sans oublier les ballades dans la ville et dans l’île…
Pour info, sachez que Kallima est désormais équipé de deux vélos ! Un deuxième très beau vélo pliant, acheté sur le port, a rejoint celui que Serge et FX avaient reçu pour leurs 60 ans. Serge est rassuré : on a trouvé une place à bord, sans avoir à charger l’avant des coques ! Du coup ce vélo, plus léger, est devenu le cadeau de mon prochain anniversaire. 

Au chapitre des rencontres, une mention spéciale à Jean-Pierre (et son teckel Golfa), arrivé à Las Palmas de Saint-Nazaire il y a six ans et qui préfère ne pas aller au-delà pour cause de problèmes de dos. Grâce à lui nous avons pu charger Open CPN, le logiciel de navigation gratuit, avec les cartes actualisées du monde entier. Cela va nous changer la vie ! Beaucoup d’autres rencontres, des couples en général, en partance vers l’ouest et les mers chaudes pour un temps plus ou moins long. Le monde est petit. On devrait se revoir au gré de nos escales futures.
Contraints d’aller au sud de Gran Canaria pour nos réparations ce qui nous empêche de partir pour l’île de La Palma (la plus nord-ouest des îles des Canaries), nous avons décidé de profiter des tarifs plus que raisonnables du port de Las Palmas (17€ par jour pour notre cata de 12m40) pour y faire une petite virée… en ferry boat ! Séjour bref, de trois jours sur place, mais nous avons adoré cette île, très différente du reste de l’archipel. Très verte et très pentue, encore dans son jus, presque sans aucun de ces ghettos de touristes qui défigurent une partie des autres îles. Au nord est, c’est le royaume des bananeraies. Au centre nord, une immense caldera (cratère) qui culmine à 2442 m d’altitude. Au sud, des volcans plus ou moins éteints (la dernière éruption remonte à 1971…). Et partout de superbes forêts de pins canariens, qui ont pour particularité de reverdir après des feux de forêts. Très étonnant. On devrait importer cette variété pour reboiser les calanques marseillaises ! 
Le pin qui renaît de ses cendres...!

La Palma est le paradis des randonneurs avec une multitude de « senderos », des GR aux sentiers locaux, de tous niveaux mais souvent avec d’importants dénivelés, qui sillonnent l’île. A l’image du GR20 de Corse, le GR131, traverse l’île du nord au sud, sur quelques 60 km. Nous n’avons fait qu’une infime partie de ce réseau, mais une chose est sure : la destination est à conseiller pour un séjour nature et rando quasiment en toute saison. En décembre il faisait 22° au bord de la mer et 7° à 2200 m… !

La Palma... au sud, dans les volcans.

Au nord, dans la caldera.



Au fond, sur la prochaine photo, le pic Bejenado (1800m) d'où ont été prises les photos précédentes.


De retour à Las Palmas, après une nuit dans le ferry. Dernières courses au marché de la ville avec ses superbes étalages de fruits et légumes, de poissons et de jambons à des prix qui font rêver… Derniers au revoir, le plein des réservoirs…. Et nous voilà partis !

Petit aperçu du marché :

Bises à tous depuis le port de Pacito Blanco, rejoint à 13h30, après quelques surfs à 11 nœuds.

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